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Les valorisations dans la défense redeviennent attractives dans un contexte chahuté en Europe

q.dyon
9 oct.
3 min de lecture

Les valeurs défense subissent une correction marquée, entre -15% et -30% selon les dossiers, alors que paradoxalement, le contexte géopolitique continue à se tendre progressivement en Europe.


La perspective d’une accalmie entre l’Ukraine et la Russie n’a (malheureusement) jamais semblée aussi lointaine. L’heure serait plutôt à l’escalade. Paradoxalement, les valeurs défense n’en bénéficient, c’est même tout le contraire puisqu’elles affichent des corrections plus importantes que le marché ces derniers mois.


C’est pourtant l’un des seuls secteurs qui conserve un profil de croissance attractif en Europe alors qu’une majorité de secteurs sont rattrapés par la conjoncture, y compris les stars d’hier comme le luxe. La défense, elle, continue de bénéficier d’une vraie tendance de fond qui se matérialise par une visibilité très forte sur son carnet de commande. Peu de secteurs peuvent en dire autant.


A noter également que la défense est l’un des budgets les mieux protégés face à des états qui doivent se serrer la ceinture. La part de la défense dans le PIB des états continue sa remontée après être retombée très bas au début des années 2020. Même en France dans un état exsangue, le ministère de la défense devrait être un des seuls si ce n’est le seul à voir sa contribution augmentée.


Dans ce contexte, les corrections récentes offrent à mon sens des points d’entrée intéressants sur bon nombre de valeurs. Voyons cela un peu plus en détail.


Il y a d’abord Thalès qui subit une correction de -20% depuis août. C’est la valeur défense incontournable en France, un vrai leader technologique au profil diversifié (activité cyber sécurité).

Avec un PER de 25 pour 2026, elle n’est pas bon marché mais son PE 2027 est déjà plus raisonnable et pas excessif pour un leader Européen qui a vu son profil de croissance et ses marges nettement s’améliorer ces dernières années.




Mais d’autres acteurs plus petits offrent des valorisations encore plus attractives :


-        Le Chypriote Theon, coté à Amsterdam, se traite à un PE de 18 sur 2026 avec un profil de croissance beaucoup plus explosif avec un rythme de croissance annuelle qui dépasse 20% (61% en 2024, 26% en 2025 et 36% attendus pour 2026). Autre point notable : les analystes suivants le dossier ne cessent de revoir les estimations de CA à la hausse depuis 1 an. Une croissance par ailleurs très rentable puisque Theon a marge nette proche des 20%.


-        Le Tchèque CSG également coté à Amsterdam se traite à un PE encore plus bas de seulement 13x 2026. Si le profil de croissance ralentit après +68% en 2025, celle-ci restera supérieure à 10% en 2026. Les projections pour 2027 et 2028 donnent une croissance supérieure à 15%.

Le point faible de CSG c’est son exposition à la guerre en Ukraine, plus marquée que les autres acteurs de la défense puisque CSG fournit directement munitions et engins terrestres. Mais comme il semble que les pourparlers de paix ne soient plus du tout d’actualité, on peut considérer ça comme un autre point en faveur du dossier.


-        En France, Lumibird est un autre dossier très intéressant à regarder. Lumibird vient de vendre sa division médicale pour devenir un pure player de la photonique avec une part défense qui monte fort. Cette division photonique était en croissance de 15% au premier semestre avec une marge d’Ebitda qui grimpe encore plus vite (+20.2%). Lumibird offre un positionnement assez unique avec en outre, un dividende exceptionnel qui devrait représenter près de la moitié de la capitalisation au t4 suite à la vente de sa division médicale.


Opinion : Positive

 
 
 

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